10/06/2008

10/06/08 - 20:28

Retour aux sources...

Au vert et à l'eau, au vent et à la nuit, la vraie nuit.

















...trois mois de vraies nuits sombres et étoilées.

04/06/2008

04/06/08 - 23:54

Un songe pour dimanche.

Grandeur d’un jour…je t’attends.
Je sais où je t’ai caché ce matin de mars. Il faisait frais, des gouttes s’effondraient et perlaient sur des feuilles de fougères naissantes. Dimanche je te retrouverais…enfin.
Six pas derrière un de ces hêtres, que mon couteau-suisse a marqué d’une fine entaille.
Normalement, tu seras là.
J’y pense. T’avoir laissé comme ça, alors que je t’ai gardé près de moi ce petit laps de temps, avant de te balancer comme ça, t’épargnant de t’enlever de ton chez toi, pour l’incarnation de l’oekoumène concentré de ton pays.
Je te prendrais…de ton corps figé tout ce temps frétillera des centaines de gouttes qui s’enfuiront. Je te prendrais avec moi. Tes membres sécheront au grès du vent et tu te sentiras plus léger, tu verras.
Là je pense à toi, dans mon train qui me rapprochera de toi tu seras et flotteras dans mon imaginaire, parmi mes chimères, ceux que j’aime, que je déteste, que j’ai appris à ignorer, qui me laissent indifférent…
Je penserais à ton bois, à la force que tu me donnes quand je t’empoigne.
Je penserais aux moments où je ne pensais plus à toi, où mes pensées trônaient pour quelque chose, quelqu’un qui existe, ou qui n’existe pas.
Je sens ta détresse, elle me rappelle celle qu’un canidé devait ressentir il y a plus d’un an. Je viendrais, je viens à toi. Oh oui je viens à toi. La terre ne bougera pas en quatre jours, je te le promets.
Je veux te sentir fouler à nouveau le sol…te sentir une extrémité dans la terre et l’autre bien prise dans ma main. Je veux te sentir attaché à moi, te sentir marcher comme moi je le fais, mon bâton à nouveau tu seras. Je te retrouverais, pour de nouvelles rêveries, de nouvelles petites peurs, et de nouvelles histoires.

04/06/08 - 18:53






Cette photo incarne en quelque sorte le travail photographique d'Eduardo mon colocataire ( même si celle-là est à chier ). IL fait de la peau et des plis du corps sont univers photographique. Un jour on s'est recouvert tous les deux le corps d'argile, intégralement. L'argile crée des effets magnifiques sur le corps, notamment lorsqu'elle sèche doucement, créant de véritables taches qui rétrécissent au fur et à mesure que se déroule le temps.
L'impression de tomber en morceaux, quand s'écroule la terre, se froisser la peau pour créer des plis craquelés...
Bref Eduardo est un photographe de talent. Un site internet de ses oeuvres naîtra dans les prochaines semaines.

04/06/08 - 18:47

Rentrez à la maison.

Recadrage des deux compères...l'entraineur et l'entrainé....
Décidément. Merci

04/06/08 - 13:57

L'art de perdre son temps........si tu savais.....
Le pitoyable.......le tout seul......
Je compatis, vraiment :).
( Apprendre à écrire, apprendre à voir autre chose que ce qui se montre devant tes yeux...
Sophistiqué, inculte, illettré.....tu es.......l'.....m).
On invente pas l'intellectuel mon cher, c'est par un immense travail qu'on le devient. Ton "oeuvre" n'est qu'une version de ton "bon" sens, et encore bon je pourrais le mettre entre parenthèses...ton aveuglement te fait Etre de pacotille.

03/06/2008

03/06/08 - 14:45

J'ai mes chimères moi-aussi...

03/06/08 - 14:43

Enfin et l'inutile des demi-sourds.

C’était loin d’être gagné d’avance mais j’ai pu résister aux fracas de la vie, qui se sont multipliés cette année scolaire…mais bon les mauvaises choses du passé s’enterrent sous mon commandement. J’ai réussi à retrouver le chemin que j’avais sans doute trop lâchement abandonné il y a un an et demi.
En y repensant, je bats plus fort quand les images antérieures me prennent. Elles me prennent. Certaines tirent mes lèvres et d’autres me tirent les traits. Je garderais la plupart pour rejeter le reste, du moins ce que je n’ai pas encore mis à la porte.
Bref je m’en suis sorti, en comptant avec la confiance que m’a accordé Ronan, sa rigueur et son strict caractère, qui n’était qu’une carapace si fragile. C’était chouette chez le père Ronan, c’est là que je tentais de refonder mon arrivée à Paris sur des bases hautement plus saines que celles que j’avais malencontreusement explorées auparavant. Mille versions de tout sujet s’écoulent en quasi-continuité dans ce site de commères. Ce site a pu forger ce qui est très rare sur le web…une bulle intime qui regroupe une petite communauté de personnes, qui ne sont pas proches dans la vie, le sont peut être peu dans le virtuel, mais l’intime est là, il se lit, il se sent, il se contemple.
Mais ça n’empêche pas un effet boule de neige, GA est une vraie passoire, une passoire à ragots, à conneries et à cons. C’est le revers de l’intimité, en apprendre plus sur les gens que ce que la masse de sites web propose en général à part quelques informations de nature physique (entre autres).
Il y a des gens que GA fait souffrir, d’autres qui jubilent, derrière leur fake imbéciles. Risible. Je rigole bien derrière mon ordi, à contempler l’impact inutile de certains mots, trop loin de moi pour m’en sentir mal.
Bref j’ai réussi, c’est ce qui compte aujourd’hui. J’ai réussi aussi à compter sur certaines personnes, qui tendent à creuser un trou dans ma terre de cœur et s’y engouffrer.
J’ai mon année, je reprends ma vie en mains, je jubile car j’ai pu m’en sortir. Bien sûr on me dira encore et encore que je fis tout pour me compliquer la tache : c’est comme ça que je marche.
Certains me lanceront leurs crachas virtuels, ou réels en pleine face (ou en plein dos). La valse des lâches, le courroux des perdus, me fait langoureusement penser à un bal des pendus. On ne pend pas quelqu’un sans corde, comme on ne l’empêche pas de respirer en l’attaquant gratuitement par le biais du net. Bon sang, je ne pensais pas que le malheur avait la puissance de créer ce genre d’attitude. Je respire, je jubile, je chante, je danserais peut-être ce soir, en ne pensant plus à rien d’autre qu’à la jolie chose que j’ai réalisé, et à ceux qui ont contribué à m’aider dans cette phase difficile, même ceux qui en s’en rendront pas compte au premier abord, où qui se sentiront automatiquement exclus de mes pensées….